INSTITUT FRANÇOIS BOCQUET - www.performances.fr

4 astuces pour refuser une demande sans blesser l’autre

Dire non est un exercice difficile, car refuser quelque chose à quelqu’un est souvent vu comme une sorte de rupture de la communication qui entraînerait donc immanquablement un conflit ! Même si l’on a tendance à exagérer ainsi les conséquences d’un refus, cela peut cependant arriver quand on le formule mal. Alors comment refuser sans blesser ?

N1mNe confondez pas individu et comportement. C’est cette confusion qui, souvent, nous empêche de refuser de façon sereine. On se dit : “Si je refuse (comportement), l’autre me considérera comme peu fiable (= jugement sur l’individu)” ou “l’autre me rejettera (= il me rejettera moi en tant qu’individu)”. Cette confusion vient souvent du fait que l’on oublie que les gens nous apprécient pour ce que l’on est, non pour ce que l’on fait.

N1mFormulez votre refus de façon affirmée. En d’autres termes, rappelez-vous que vous avez tout à fait le droit de refuser une demande (sinon, ce n’est pas une demande mais un ordre !). D’ailleurs, quand on hésite, l’autre a tendance à insister, et on peut finir par céder, ce qui nous entretient dans notre croyance “je ne dois pas dire non”… Ne baissez pas les yeux : au contraire, regardez l’autre sereinement et, pourquoi pas, en souriant de façon bienveillante.

N1mFaites preuve d’empathie. Cela implique de montrer à l’autre que vous savez vous mettre à sa place, que vous comprenez sa position. Vous pouvez par exemple dire “Je comprends que tu sois ennuyé par cette situation / que tu aies besoin d’aide / que cela soit important pour toi, mais si je m’interromps maintenant, j’ai bien peur de perdre beaucoup de temps dans mon travail. Je suis désolé de ne pas pouvoir te rendre service cette fois-ci…”.

N1mMontrez à l’autre que vous ne le rejetez pas lui, mais que vous refusez simplement sa demande précise. Si, par exemple, un collègue vous interrompt pour que vous l’aidiez sur un dossier, faites-lui comprendre que vous comprenez son besoin d’aide (empathie) et que vous êtes tout à fait prêt à l’aider, mais seulement s’il peut attendre une heure ou deux le temps que vous terminiez la tâche sur laquelle vous étiez concentré.

Mini-exercice-bleu

Il faut comprendre que dire “non” à l’autre permet souvent de dire “oui”… à soi-même et à la satisfaction de nos propres besoins. Et expliquer son refus ainsi, c’est être plus positif dans sa communication et c’est aussi se comporter avec assertivité (l’assertivité consiste en effet à s’affirmer et à se dire que nous sommes les seuls responsables de la satisfaction de notre propres besoins).

Transformez donc les phrases ci-dessous en faisant en sorte de préciser vos besoins, afin de rendre leur formulation plus assertive.

1/ Je ne pourrai pas venir ce soir à la fête, je suis crevée et je sens que je ne m’amuserai pas vraiment.

2/ C’est toujours moi qu’on interrompt ! Je suis débordé ! Je n’arrive même plus à travailler !

3/ Ce week-end, ne comptez pas sur moi. Je n’ai pas vu mes enfants depuis 2 semaines.

4/ Je ne peux pas te prêter ma voiture demain. Moi aussi j’ai des trucs à faire figure-toi !

5/ Je n’ai pas envie de passer encore Noël dans ta famille. Et la mienne, tu y penses quelquefois ?

Publié dans Astuces et conseils en gestion de conflits, Fiches à la Une

ACTUALITÉ PLAN DE FORMATION

catalogue-2018

Le catalogue et le calendrier de nos formations 2018-2019 est désormais en ligne

Formations à découvrir

En savoir plus

Abonnement gratuit

Abonnement gratuit
Découvrez 5 collections d'astuces et conseils adaptés à vos questions professionnelles