INSTITUT FRANÇOIS BOCQUET - www.performances.fr

6 conseils pour mieux accompagner l’autonomie de vos collaborateurs

L’autonomie est une notion complexe, ambiguë, mais essentielle. Essentielle, car tout manager rêve d’une équipe autonome et productive. Ambiguë, parce qu’autonomie et indépendance sont souvent confondues. Et complexe, parce que l’autonomie est difficile à atteindre. C’est un processus qui peut se révéler (très) long. Alors en attendant, voici quelques conseils !

N1L’autonomie n’est pas un état statique, mais plutôt un processus toujours en mouvement. Elle est en fait l’aboutissement d’un cycle de 4 étapes  comportant la dépendance, la contre-dépendance, l’indépendance et donc, enfin, l’autonomie, qu’on appelle également l’interdépendance. L’autonomie est ainsi définie comme la forme la plus aboutie d’un certain fonctionnement social.

N2La 1ère étape de ce “cycle de l’autonomie” est la dépendance, c’est-à-dire le degré zéro de l’autonomie. C’est la situation du bébé qui vient de naître ou encore de la jeune recrue fraîchement diplômée et embauchée, incapable encore de gérer des dossiers seule ou de prendre des décisions. A cette étape, la relation est assez inégale : le manager est “celui qui sait”, le nouvel embauché “celui qui ne sait pas”.

N3La 2ème étape de ce cycle est celle de la contre-dépendance, bien connue des parents ayant des enfants adolescents. Le nouvel embauché (l’ado) commence à s’autonomiser, et cela s’accompagne souvent par de l’opposition (aux procédures, à certains changements…), ce qui est signe d’une certaine maturation. A ce moment-là, il est important de se rappeler que cette opposition et cette prise de distance sont normales, voire même souhaitables.

N4La 3ème étape est celle de l’indépendance. Cette étape s’accompagne d’une prise de distance encore plus grande, voire d’un certain “mépris” pour les conseils avisés du manager (ou du parent) bien intentionné. Certains “experts” (jeunes adultes) dans leurs domaines ont souvent cette attitude d’indépendance : ils ne veulent pas rendre de comptes, souhaitent faire leurs propres expériences et supportent mal le contrôle.

N5La dernière étape est donc celle de l’autonomie, qu’on appelle également la phase d’interdépendance. Cette phase est basée sur ce constat : on ne peut être autonome ou performant sans les autres. L’autonomie nécessite des liens équitables et authentiques avec autrui, comme le ferait une personne au sein de son foyer familial.

N6Il est important de noter qu’il est difficile de sauter une étape dans ce processus d’autonomisation, et qu’une personne peut, selon les tâches et les missions, être à différentes étapes de ce cycle simultanément (au stade 3 voire 4 concernant certaines tâches techniques, et au stade 2 concernant ses tâches managériales par exemple).

Mini-exercice-bleu

Saurez-vous faire correspondre chaque étape décrite ci-dessus avec chacune des 4 actions/attitudes managériales envisagées ci-dessous ?

1/ Lâcher prise sur le contrôle, chercher plutôt à créer du lien et à donner du sens.

2/ Voir et satisfaire le besoin caché (reconnaissance, réassurance) de son collaborateur malgré son attitude rebelle.

3/ Prendre en charge le collaborateur tout en l’amenant progressivement à prendre ses propres décisions (et en lui laissant, du coup, un certain droit à l’erreur).

4/ Traiter en pair, remettre en “déséquilibre” en proposant un nouveau challenge.

Publié dans Astuces et conseils en management d'équipe, Fiches à la Une

ACTUALITÉ PLAN DE FORMATION

catalogue-2018

Le catalogue et le calendrier de nos formations 2018-2019 est désormais en ligne

Formations à découvrir

En savoir plus

Abonnement gratuit

Abonnement gratuit
Découvrez 5 collections d'astuces et conseils adaptés à vos questions professionnelles