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6 conseils pour s’en sortir face à un “pervers narcissique”

6 conseils pour s’en sortir face à un 'pervers narcissique'

Les termes “pervers narcissiques” (PN) sont à utiliser avec prudence, mais nul doute que des personnes de ce profil (ou utilisant parfois des mécanismes pervers, sans forcément être perverses) existent et causent de la souffrance à leur entourage. Si, donc, vous pensez avoir des relations avec ce type de personne, lisez bien les conseils ci-dessous :

N1mRenouez avec vos proches : si vous êtes la proie d’un PN, ce dernier n’aura de cesse de vous isoler de vos amis, collègues et famille. Faites fi de votre honte ou de votre culpabilité (souvent présentes) et rétablissez le dialogue le plus rapidement possible avec eux.

N1mPrenez de la distance : les PN ont besoin d’une grande proximité ou d’un lien difficile à rompre avec leur victime pour avoir de l’emprise sur elle. Il faut donc à tout prix se détacher d’eux pour pouvoir prendre du recul et voir que la relation avec eux n’est pas normale.

N1mRépondre en “miroir” aux injonctions et critiques : le PN alterne les critiques et les compliments pour déstabiliser sa victime. S’il vous critique, répondez donc de façon neutre, et surtout sans vous justifier en disant par exemple “Sur quoi te bases-tu pour me dire ça ?” ou encore “C’est ton avis, tu as le droit de le penser”.

N1mFaites intervenir un tiers : évitez les entretiens en tête à tête si vous le pouvez, parlez de votre situation aux délégués du personnel ou à l’inspection du travail et parlez de vos démarches au PN afin qu’il ne se sente pas libre d’agir comme bon lui semble.

N1mRenoncez à le comprendre : la souffrance de la victime peut venir du fait que cette dernière essaie de comprendre et d’avoir de l’empathie pour le PN qui la harcèle. Le propre d’un PN est de semer la confusion en multipliant les injonctions paradoxales. Ainsi, plus vous essaierez de le comprendre, plus vous serez confus…

Ne vous culpabilisez pas : le chantage affectif, la culpabilisation font partie de l’arsenal du PN. Arrêtez donc de culpabiliser à cause de lui et réfléchissez plutôt sur ce qui a bien pu l’attirer chez vous, afin de “travailler dessus” une fois que ça ira mieux : manque de confiance en vous, relations toxiques à répétitions, besoin de plaire…

Mini-exercice-bleu

Un pervers narcissique a sur sa victime des effets délétères très importants, et qui sont toujours plus ou moins les mêmes. Pour savoir si vous avez affaire à un PN, sondez donc votre propre psyché au lieu de sonder la sienne ! Les résultats seront certainement bien plus fiables… Répondez donc OUI ou NON aux questions suivantes :

1) Vous vous sentez très confus(e) ou stressé(e) à chaque fois que vous devez le voir.

2) Vous ne savez jamais comment il va réagir, il vous paraît très peu prévisible.

3) Vous êtes dans un état constant d’hypervigilance : vous sursautez au moindre bruit, vous dormez peu et mal, vous n’arrivez pas à vous concentrer…

4) Vous êtes anormalement touché(e) par ce qu’il vous dit, en positif comme en négatif.

5) Vous vous sentez spectateur et non plus acteur de votre vie, vous avez l’impression de vous en détacher.

6) Vous vous surprenez à avoir des comportements inhabituels, même avec les autres personnes (agressivité, isolement, déprime…)

7) Vous vous sentez tour à tour séduit puis rejeté par cette personne.

Publié dans Astuces et conseils en gestion de conflits, Fiches à la Une