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6 conseils pour éviter de rentrer dans un “triangle dramatique”

Le triangle dramatique est un “jeu psychologique” composé d’un sauveteur, d’un persécuteur et d’une victime.  Mais l’on n’a pas forcément besoin d’être trois pour “jouer” : deux joueurs suffisent amplement, puisque chacun peut changer de rôle au cours du jeu…

N1mDans un triangle dramatique, les joueurs vont créer des relations négatives et répétitives (souvent dans les mêmes circonstances et avec les mêmes personnes). Ces relations négatives sont évidemment créées de façon inconsciente : d’ailleurs tous les joueurs souffrent de ces relations, mais chacun pense que c’est la faute de l’autre s’ils en sont arrivés là.

N1mMais si ce jeu est négatif, pourquoi y joue t-on ? Parce qu’on y trouve des “bénéfices secondaires”, c’est à dire des avantages cachés. Par exemple, en prenant le rôle de victime, on attire l’attention et la compassion des autres et on se déresponsabilise (“Ce n’est pas ma faute !”). Dans le rôle du sauveur, on se sent important, indispensable. Et quand on est bourreau, on se valorise aussi d’une certaine manière en dévalorisant les autres.

N1mC’est souvent la victime qui initie le jeu, qui tisse les premiers échanges qui vont conditionner ses relations avec les autres joueurs. Par exemple, elle peut attirer un sauveur en se plaignant, ou en demandant de l’aide. Elle peut aussi se “laisser faire” face à un persécuteur, qui va alors trouver en elle une cible idéale. Souvent, elle manque de confiance en elle, n’ose pas s’affirmer et a une vision assez fataliste de la vie.

N1mLe sauveteur, lui, est pétri de bonnes intentions : il conforte la victime dans son statut de victime, en la consolant, en l’écoutant, en lui donnant des conseils mais en n’agissant pas, ou mal. Il peut aussi tout faire à la place des autres pour ensuite pouvoir se dire qu’il est indispensable. En fait il a du mal à poser des limites, ce qui peut d’ailleurs le transformer en bourreau quand il en a assez “d’aider les ingrats”.

N1mLe bourreau, lui, peut donc être un sauveteur qui en a assez d’aider les autres. Mais ce peut aussi être une personne qui pense que dans la vie “il y a des perdants et des gagnants”. Du coup, il n’aime pas montrer ses faiblesses et compense sa peur d’être un “perdant” en tyrannisant les autres (ça peut passer par des humiliations, des critiques…voire du harcèlement). Sa cible favorite : les victimes passives, évidemment.

N1mL’objectif est bien sûr de ne pas rentrer dans le triangle, ou, s’il est trop tard, d’en prendre conscience pour stopper le processus, même si c’est plus difficile. L’autre solution, la plus utilisée, est de stopper la relation (on change de travail ou de partenaire par exemple). L’ennui, c’est que sans prise de conscience, le triangle va certainement se reformer avec d’autres personnes…

Mini-exercice-bleu

Dans un triangle dramatique, les rôles peuvent s’échanger rapidement. Pour illustrer cela, déterminez qui est alternativement le sauveteur, le bourreau ou la victime dans le triangle ci-dessous, comprenant la mère et ses deux enfants.

Sophie (1) va voir sa mère (2) en pleurant et lui dit “Nicolas (3) m’a tiré les cheveux”. La mère (4) gronde alors Nicolas (5) et le prive de dessert. Sophie (6) va alors, le soir même, narguer Nicolas avec son gâteau au chocolat…

Publié dans Astuces et conseils en gestion de conflits, Fiches à la Une