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>> Résultats micro-coaching “5 conseils pour motiver… sans parler d’argent”

L’initiative de Pierre est positive en soi : en effet, il a essayé de se remettre en cause et de changer son attitude, ce qui est très bon signe en terme de management et ce qui peut être salué. Malheureusement, il est possible que le résultat négatif de son approche risque de le décourager. Espérons qu’il aura du soutien pour l’aider à surmonter cet échec et se remobiliser.

On peut supposer que Pierre n’a pas bien jaugé les BESOINS de ces collaborateurs. Ainsi, il s’est dit que créer des relations informelles (devenir plus “copain” en quelque sorte) serait une bonne méthode pour remobiliser son groupe moins performant. Mais ça n’a pas marché. Alors de quoi avait besoin ce groupe ?…

Une personne non mature professionnellement a surtout besoin de cadre et d’encouragement, plus encore que de relation. Cela signifie qu’il est primordial de :
– Donner des consignes précises, quitte à, petit à petit, donner un peu plus d’autonomie à ce niveau-là, concernant l’organisation par exemple.
– Clarifier les objectifs, les priorités et rassurer sur les moyens d’y arriver.
– Assurer un suivi et un contrôle régulier.
– Donner du feedback, de manière posée et objective. C’est le plus important. Savoir dire : “je t’avais demandé de… Tu as fait… C’est du bon travail /il faut revoir telle partie parce que…  Qu’en penses-tu ?”

De plus, la réaction du premier groupe (le groupe le plus performant) est normale  : les personnes le composant devaient bien se demander pourquoi le chef semblait se rapprocher soudainement du groupe le moins efficace ! Surtout si son attitude n’a absolument pas changé avec elles. Leur besoin était certainement d’être valorisées, de sentir que Pierre leur faisait confiance. Il aurait pu, par exemple, les féliciter particulièrement, ou leur proposer un peu plus d’autonomie sur certaines choses. On peut même imaginer un système de binôme ou de tutorat entre le premier et le deuxième groupe, pour essayer, justement, d’éviter la formation de clans.

Évidemment, tout cela n’est qu’un cas fictif, mais qui retranscrit bien le désarroi que peut vivre un manager quand il essaie, en vain, d’avoir la bonne attitude. En tant que manager, souvenez-vous que la question principale à se poser est : “De quoi ont-ils besoin ?”. Mis à part l’argent, la réponse se trouve souvent dans les mots suivants : reconnaissance, temps, autonomie, écoute, réassurance…

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